Les étapes clés

du projet

Les étapes clés du projet

2016 – 2017

Préparation du projet d’éco-rénovation : recherche

Etape 1

2017 – 2018

Organisation des ateliers de co-création pour définir les solutions et matériaux à tester Tests des matériaux et solutions en laboratoire

Etape 2

2018 – 2019

Réalisation des travaux d’éco rénovation des trois bâtiments démonstrateurs

Etape 3

2019 – 2020

Analyse et communication des résultats obtenus afin d’assurer leur réplicabilité au sein des villes de l’espace SUDOE

Etape 4

Etape 1 –  PREPARATION DU PROJET D’ECO-REHABILITATION : RECHERCHE

Etat des lieux et recherche préalable

La première étape du projet, consiste à observer et comprendre la typologie du bâti ainsi qu’à poser les bases du contexte environnemental afin de prendre des décisions adaptées au moment de la définition du programme  d’éco-rénovation.

  • Analyse des trois bâtiments : caractéristiques géométriques, architecturales, physiques, équipements, état général des bâtiments, occupation, accessibilité et sécurité.
  • Observation et étude des trois centres historiques : Quelles sont leurs problématiques ? leurs contraintes physiques et urbanistiques ? Quelle est la typologie des constructions, des matériaux utilisés ?

La suite du travail s’appuie sur une étude des solutions, des technologies et des systèmes adaptés pour l’éco-rénovation des bâtiments historiques. Les solutions existantes sur le marché ou proches de la commercialisation sont identifiées. (Description – analyse des avantages et inconvénients – identification des conditions dans lesquelles ces solutions fonctionnent bien). Ce travail aboutira à la mise en ligne d’un catalogue de solutions en éco-réhabilitation.

Analyse de la chaine de valeur

Une étude est réalisée afin d’analyser et de modéliser le processus de réhabilitation classique des bâtiments de chacun des centres historiques. Trois aspects fondamentaux sont étudiés :

  • La chaîne de valeur : il s’agit d’effectuer un inventaire des acteurs de la chaine de valeur impliqués dans le cadre de ces réhabilitations (architectes, équipes de maitre d’œuvre, artisans, entreprises, usagers etc.), afin d’identifier notamment d’où ils proviennent (localité)
  • Le cycle de vie des matériaux : il s’agit de quantifier les impacts sur l’environnement des matériaux habituellement utilisés : de l’acquisition des matières premières, à la production, l’utilisation, en passant par le traitement en fin de vie jusqu’au recyclage.
  • Le modèle économique et financier : Il s’agit d’étudier les coûts ainsi que les recettes.

Cette modélisation servira de base pour envisager un changement de système de réhabilitation (vers une économie sobre en carbone) via notamment le déploiement de solutions de rénovation écologiques en centre ancien (c’est-à-dire des solutions locales, permettant une réduction de la dépense énergétique).

Etape 2 – CO-CREATION ET ECHANGES

La mise en œuvre des travaux d’éco-réhabilitation des trois bâtiments démonstrateurs s’articule au travers la mise en place d’ateliers de co-création au sein des trois villes. 

Mobilisation des acteurs et organisation des ateliers :

  • Des groupes d’échanges sont constitués dans chacune des villes impliquant des acteurs variés. Ces groupes sont réunis à l’occasion d’ateliers au cours desquels chacun émet des propositions ainsi que des recommandations pour choisir collectivement des matériaux et solutions d’éco-réhabilitation à tester au sein des trois bâtiments démonstrateurs.

  • Les matériaux sont choisis sur la base d’un certain nombre de critères préalablement définis (caractéristiques techniques des matériaux, production locale, impact sur la qualité de l’air et le confort, entretien, utilisation, mise en œuvre, coût etc.)

  • A Cahors, les ateliers ont permis de réunir les acteurs suivants : la société Quercy Energie (agence locale de l’énergie), la CAPEB du Lot (Confédération de l’Artisanat et des petites entreprises du Lot), le laboratoire LMDC de l’INSA,  le cabinet ADDENDA ainsi que l’équipe de maitrise d’œuvre, en charge de la réhabilitation du bâtiment démonstrateur. 

  • Suite aux ateliers, des échanges sont établis avec quelques professionnels du bâtiment et de l’agriculture : visite de chantier d’éco-rénovation, entretien avec les fournisseurs de matériaux, échanges avec la chambre d’agriculture du Lot afin d’identifier quelles sont les filières de matériaux présentes locales et celles qui restent à développer.

  • A Vitoria-Gasteiz, le laboratoire ENEDI de l’Université du Pays Basque UPV, la Foundacion Catedral Santa Maria,  le Centro de Estudios Ambientales, ainsi que l’association cluster ERAIKUNE ont également été conviés.

Etape 3 – DES EXPERIMENTATIONS MENEES EN LABORATOIRE AINSI QU’EN CONDITIONS REELLES, AU SEIN DES BÂTIMENTS

Sur le plan expérimental, des études sont menées par des chercheurs en laboratoire afin d’analyser les propriétés des éco-matériaux ainsi que des matériaux constituant l’enveloppe des bâtiments. A la suite de cette évaluation  en laboratoire, des tests seront effectués in-situ au sein des trois bâtiments démonstrateurs. 

Les études menées visent notamment à étudier le comportement hygrothermique des matériaux, lié à leur composition, à leur porosité ainsi que leurs caractéristiques  hydriques et thermiques. Les éléments de l’enveloppe initiale du bâtiment (briques anciennes, pierres et enduits de revêtement) sont également analysés.

Les travaux menés permettant de caractériser le comportement des matériaux, visent à optimiser leur utilisation au sein même du bâtiment.

Expérimentation des matériaux in-situ (au sein des trois bâtiments démonstrateurs)

En complément des essais menés en laboratoire, des expérimentations sont menées en conditions réelles, au sein des trois bâtiments démonstrateurs, le but étant d’évaluer le comportement hygrothermique ainsi que la consommation énergétique des trois bâtiments (avant, pendant et après rénovation).

Pour cela, des appareils de mesure adaptés (monitorisation du bâti) sont installés afin d’étudier les variations de température et d’humidité à l’intérieur des bâtiments, ainsi que leur consommation énergétique en fonction des conditions climatiques extérieures. Les données seront ensuite étudiées et récupérées via une plateforme de collecte.
Exemples de matériels utilisés : une station météorologique, des sondes hygrothermiques, des fluxmètres, un pyranomètre (entre autres). 

Le résultat attendu est d’identifier les matériaux les plus performants qui correspondent le mieux aux caractéristiques des bâtiments et par la suite valoriser ces matériaux pour favoriser leurs utilisation dans d’autres villes de l’espace SUDOE.

Etape 4 – PRECONISATIONS ET COMMUNICATION DES RESULTATS

L’objectif du projet ENERPAT SUDOE, consiste à proposer un ensemble de préconisations en matière de rénovation écologique des bâtiments d’habitation des centres anciens. Des solutions et matériaux d’éco-réhabilitation, efficaces énergétiquement et acceptables sur les plans architecturaux et économiques seront notamment proposés.

Les résultats de ce projet, ainsi que les préconisations qui seront faites suites aux expérimentations, seront communiqués, pour favoriser leur réplicabilité. Les villes de l’espace SUDOE, confrontées aux mêmes problématiques patrimoniales que Cahors, Vitoria et Porto, pourront notamment être intéressées pour réaliser des démarches d’expérimentation et de rénovation similaires.

Des évènements de communication seront organisés : trois symposiums auront notamment lieu à Porto (fin mars 2018), à Vitoria-Gasteiz (automne 2018) et enfin à Cahors (en juin 2019). Le but étant de communiquer mais aussi d’animer des temps d’échanges sous forme de tables rondes par exemples, avec différents acteurs sur la thématique en relation avec l’éco-réhabilitation dans le bâti ancien. 

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